PG Educ Bourgogne
Un blog utilisant Comités de soutiens du Front de Gauche-
COMMUNIQUE DES COMITES DE BOURGOGNE DU PARTI DE GAUCHE
Posté le 28 novembre 2009 Pas de commentaireAprès avoir pris connaissance du résultat du vote des adhérents du PCF en Bourgogne, pour déterminer la stratégie de leur parti aux élections régionales de 2010, les comités du Parti de gauche des départements bourguignons se sont réunis pour examiner les nouvelles conditions créés par ce vote.
Les résultats proclamés par la direction régionale du PCF remettent en cause les perspectives ouvertes par la déclaration commune des composantes du Front de Gauche en juillet 2008, ainsi que les propositions inscrites dans le communiqué du 28 octobre, après le large vote de son conseil national en faveur de la constitution de listes d’un Front de Gauche élargi, indépendant des listes du PS et d’Europe écologie au 1° tour des élections régionales.Ils observent que :
- 3 fédérations sur 4 ont choisi néanmoins l’option du FDG ;
- qu’il n’y a que 12 voix d’écart sur 1461 votes exprimés ;
- que sur les 3 options proposées, la liste commune avec le PS au 1° tour n’est pas majoritaire.
Le PG Bourgogne respectera les décisions du PCF, dès qu’elles seront officiellement et définitivement actées.
Cependant, il pense que seule une offre unitaire, vraiment à gauche, peut mobiliser les citoyens, les classes populaires, pour battre au 2° tour une droite déjà largement rassemblée.
En effet, pour aboutir à de véritables changements, il est nécessaire de reconquérir la prééminence à gauche face au social-libéralisme. Pour cela, il est indispensable de poursuivre la dynamique portée par le Front de gauche aux élections européennes et de la renforcer par le rassemblement unitaire de toute l’Autre gauche, non en opposition avec d’autres forces de gauche, mais dans une perspective d’ajouter les ferments d’un changement radical aux politiques actuelles.Dans ce sens, les élections régionales peuvent être utilisées comme un levier pour promouvoir de façon pratique, des politiques alternatives, comme la défense, la restauration et le développement des Services Publics, comme une économie sociale et solidaire respectueuse de l’environnement, notamment dans le domaine des transports et des énergies renouvelables, en renforçant la participation démocratique des citoyens dans un cadre authentiquement républicain.
Le Parti de Gauche continuera d’agir pour réunir les conditions qui permettraient de proposer au suffrage des électeurs, au 1° tour des élections régionales, une large liste unitaire rassemblant les partisans d’un Front de Gauche élargi à toutes les forces de l’Autre Gauche qui souhaiteraient mettre en œuvre un véritable programme alternatif.
La coordination régionale du Parti de Gauche en Bourgogne
Le 26.11.2009 -
Pg 89 : contre la loi Carle
Posté le 21 novembre 2009 Pas de commentaireLe PG contre la loi Carle
Le projet de loi Carle modifiant l’article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 a été adopté lundi 28 septembre par l’assemblée nationale. Cet article, qui rend obligatoire la participation des communes de résidence aux frais de scolarisation des élèves fréquentant, hors de leur territoire, des écoles privées, sera source de nouvelles injustices et inégalités.
Le Parti de Gauche, soucieux de l’égalité républicaine entre les individus et les territoires, avait invité les parlementaires à repousser cette proposition de loi qui remet en cause le principe constitutionnel faisant de l’organisation de l’enseignement public un « devoir de l’État ». Le Parti de Gauche dénonce le fait que les parlementaires de droite soient restés insensibles au risque de glissement vers un financement individuel, étape vers un « chèque éducation » versé à chaque famille nonobstant l’intérêt général.
Cette mesure législative menace la pérennité de l’école publique de proximité (mise en concurrence des établissements, effets de la déstabilisation de la carte scolaire, généralisation du principe d’autonomie des établissements), et entraînera l’alourdissement des dépenses pour les communes défavorisées, celles qui voient les familles inscrire leurs enfants dans les écoles des communes plus privilégiées : selon la formule consacrée par la campagne contre la loi Carle, « Nanterre paiera pour Neuilly ».
Cette mesure aggravera les conséquences de la politique de restriction budgétaire dans l’enseignement public qui voit en cette rentrée 13 500 postes supprimés. Elle doit être également rapprochée des remises en cause de la laïcité (discours du Latran et de Ryad du président de la République) sachant que 95% de l’enseignement privé est à caractère confessionnel.
Le Parti de Gauche dénonce l’adoption d’une mesure injuste qui met un peu plus à mal l’École de la République et l’autonomie financière des collectivités locales. Cette disposition contribue à dessiner une vision de l’École fondée sur une conception libérale, marchande, consumériste, individualiste « confessionnalisée » et ségrégative, qui doit être combattue avec force et conviction. Une vision à l’exact opposé de celle que militants et élus du Parti de Gauche défendent chaque jour sur le terrain.
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Sans-papiers, RESF : notre position
Posté le 21 novembre 2009 Pas de commentaire“Rien de ce qui est Humain ne nous est étranger” Jaures
Les damnés de la terre relève la tête. Depuis le 12 octobre, plus de 3000 “Sans Papiers” se sont déclarés en grève illimité pour exiger leur régularisation avec le soutien d’associations, de partis politiques et de syndicats. La plupart des “sans papiers” sont des travailleurs, membres à part entière de la société française, qui participent à la solidarité nationale par leurs cotisations et leurs impots, tout en étant privés de la plupart des droits sociaux.
Le gouvernement refuse d’entendre les cris de ces travailleurs, il multiplie les obstacles à la régularisation et bafoue l’égalité de traitement au sein de la République en appliquant des règles différentes selon les préfectures, les nationalités et les professions. En même temps, pour satisfaire des objectifs chiffrés d’expulsion, il organise des rafles, tend des pièges lors des convocations, sépare les familles et les couples. Aujourd’hui, aider ou accueillir des “sans papiers” est devenu un délit.
Le Parti de Gauche comité Nièvre sera toujours au cotés des “damnés de la terre, des forçats de la faim”. Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit. Le PG58 soutient l’appel des délinquants solidaires : http://www.delinquants-solidaires.org
Le PG58 est solidaire des travailleurs-euses en lutte pour la régularisation de tous-toutes et appelle à signer la pétition : http://www.travailleurssanspapiers.org
Le PG58 soutient les réseau éducation sans frontière (RESF) et son collectif nivernais : http://cnceeas.hautetfort.com -
Refonder l’école comment ? Une analyse de Jean-Michel Labonne
Posté le 21 novembre 2009 Pas de commentaireSi il y a bien un thème politique qui soulève des polémiques et des critiques tous azimuts, c’est bien l’école. Car au delà des experts auto proclamés, comme le rappelle Alain Dontaine, tout le monde est, à minima, connaisseur de ce sujet.
Pour une raison très simple : tout un chacun s’est confronté à l’école, au système éducatif, avec plus ou moins de bonheur, y a laissé des heures de plaisir ou d’ennui, des espoirs ou des rancunes. Tout adulte projette sur l’école des attentes, pour ses enfants quand il est parent, pour la société dans tous les cas de figure, la société actuelle ou à venir. Le patronat comme les syndicats y sont attentifs, car elle prépare, plus ou moins, le salarié de demain.
Ce sujet, plus que tout autre, véhicule donc des projections personnelles, sociales, politiques, à la limite du fantasmatique, et il est utile de rappeler l’histoire de l’école en France, ses évolutions, comment elle s’est forgée (contre l’église, contre les familles, contre l’ennemi, etc…) pour tenter de ramener « un peu » de raison dans le débat. Et pour s’affranchir au plus tôt de cette histoire.
L’école est pilotée par le Ministère de l’Éducation Nationale, Le terme n’est pas neutre : Éducation, et non pas Instruction. Éduquer, car il est un point qui fait une quasi unanimité : l’école doit former le citoyen de demain. Là où les divergences sont claires : à quoi doit ressembler ce citoyen?
Aussi, dans la mesure ou nous projetons de refonder la République, et d’en faire une République sociale (cf texte d’orientation adopté par le congrès constituant), il est logique de refonder l’Ecole (au sens large, bien sûr) et de définir quels objectifs la nation lui assigne pour former les citoyens de demain. C’est, par une approche différente, la même question que pose Alain Dontaine dans sa contribution.
Sortir de l’école de la Troisième République
La base de notre enseignement reste celui posé par Jules Ferry, et plus ou moins amendé au fil de l’évolution des besoins et des mentalités de la société, C’est bien rappelé par les contributions de Anny Sire-Richard, ainsi que par tous les spécialistes.
On est passé d’un élitisme affirmé, à une massification, sans changer fondamentalement les structures ni les modes de sélection des élèves. On prend toujours les « meilleurs » pour les meilleurs filières, seule la hiérarchie des filières a changée, passant des lettres classiques aux matières scientifiques et mathématiques. Le meilleur exemple restant l’enseignement de la médecine, où la sélection, féroce, se fait la première année sur l’enseignement scientifique.
On a perpétué un système de compétition interne, entre les meilleurs élèves et « les autres », avec pour conséquence :
une reproduction sociale, variable là aussi selon les époques : aujourd’hui les fils d’enseignants sont mieux lotis qu’à l’époque de Jules Ferry, mais les principes restent les mêmes.
- un apprentissage de la compétition dès la primaire (voire la maternelle ?), et donc un apprentissage de la réussite et de l’échec dès le plus jeune âge. Apprentissage, mais aussi acception, voire résignation, pour certains élèves et leurs familles.
Il convient donc de remettre d’emblée en question ces deux dogmes fondateurs de l’école de la Troisième République.
Pour ne prendre qu’un seul exemple, celui de la notation. On sait qu’il est une spécificité française, en ce sens que plusieurs pays européens fonctionnent sans, et que les élèves ne s’en sortent pas plus mal (cf constante macabre), et pour réagir à la contribution de Jean-Claude Duchamp, se prononcer pour ou contre l’évaluation terminale, ou permanente, évite soigneusement d’aborder les problématiques de l’évaluation formative ou sommative, de mesurer la progression de l’élève et au final renforce l’esprit de compétition et l’angoisse de l’examen final.
Pour l’école, comme dans la lutte contre le capitalisme, une rupture franche s’impose.
Ne pas réparer un appareil dépassé
On peut citer à foison les dysfonctionnements de l’école actuelle, les attaques portées par le système capitaliste, le malaise des enseignants, etc… et proposer pour chacun une rustine conforme à notre logique, Mais il est impératif de définir au préalable le cap à atteindre, faute de quoi on perpétuera les errances précédentes, en amendant un système conçu en 1900, inadapté à la formation du citoyen de 2020…
Cela suppose donc de clarifier ce que nous attendons de l’école, de savoir qui doit en parler, qui doit valider et reconstruire un contrat éducatif entre l’école et la Nation.
Cela pose donc le problème de la méthode pour réécrire notre projet éducatif.
Ce que nous attendons de l’école
Ou : quel sera le citoyen de la sixième République ? Cette contribution ne aurait prétendre aborder qu’un début de réponse, cela doit faire l’objet d’un débat au sein du parti et de l’ensemble des forces de gauche (politique, associative et syndicale). On peut néanmoins jeter quelques grandes lignes, en suivant plus ou moins la trame du texte d’orientation : la solidarité collective, lutter contre l’individu social atomisé, la laïcité, notre relation avec notre monde (environnement), l’expression démocratique, les contre pouvoirs, etc…
Il est essentiel redéfinir ces lignes force, de les nommer clairement, pour
être clairs et honnêtes avec nos partenaires et les citoyens,
définir ensuite le contenu des enseignements, leurs formes, leur progression.
En élevant ainsi le débat aux enjeux républicains, on sortira de la confrontation « pédago/républicains » qui occupé l’essentiel de l’espace médiatique ces dernières années. On pourra ensuite poser le problème des connaissances, savoirs, compétences, intelligences, nécessaires, souhaitables…
Qui est légitime pour parler de l’école ?
L’école appartient à la nation, c’est donc un débat qui doit être national. Il ne faut pas retomber dans les simili concertations qu’on a souvent vues, la dernière en date étant la « commission Thélot », non pas que rien d’intéressant n’en soit sorti, mais parce que, concrètement, sur le terrain, le débat a surtout été accaparé par les enseignants, quelques parents d’élèves militants (en clair, la FCPE) et quelques élus.
Il convient de rendre à la nation, et donc à ses représentants légitimes que sont les députés, le soin de définir les axes et orientations de l’Education Nationale, et de laisser, ensuite, le soin aux experts de mettre en musique les déclinaisons en terme de programmes, de contenus et de savoir. En remettant entre les mains des députés le soin de finaliser la politique éducative, il leur appartient d’en rendre compte, en amont et en aval, et d’y associer ainsi leurs électeurs.
Aujourd’hui, le parlement ne fait que valider le budget du ministère, et alimente ainsi l’approche financière de la politique éducative (réduction de postes et de moyens),
Sur la revalorisation du métier d’enseignant
Pas d’école de qualité sans des professionnels motivés, formés, reconnus. Le malaise des enseignants est patent, mais il ne faut pas se tromper de problème. Ils souffrent d’un manque de reconnaissance sociale, et également de manque de repères dans les finalités de leurs missions.
Sur le deuxième aspect, il faut répondre à la question : dispenser un savoir, ou éduquer ? Les objectifs donnés à l’école, donc aux enseignants, doit répondre clairement à ce point : former les citoyens de demain, c’est bien les éduquer, à travers, notamment, des transmissions de savoirs. L’éducation citoyenne est un socle qu’ils ne peuvent porter seul, et pose le problème du contact de l’école avec les autres lieux de formation : la famille, les associations sportives, culturelles, d’entraide, etc…
Le premier point : le manque de reconnaissance, est le plus compliqué à traiter. Un professionnel, de quelque métier que ce soit, n’est pas reconnu, respecté, de par son salaire ou son niveau de qualification, mais par le « bien » qu’il apporte à la société. Les infirmières, qui jouissent d’une véritable reconnaissance sociale, n’ont pas des salaires de cadre supérieur,
Il ne s’agit pas, bien sûr, de ne pas donner droit aux exigences salariales des enseignants. Il s’agit de dire : on peut être bien payé et mal dans sa peau, se sentir méprisé par la société.
Deux pistes pour faire évoluer ce ressenti :
se donner les moyens d’un recrutement vraiment élargi. La hausse des exigences en matière de diplômes (on en est à bac plus 5) exclu de fait tout étudiant issu des milieux populaires. Conjugué à la politique actuelle d’affectation dans les zones difficiles des nouveaux nommés, ce phénomène créé un fossé énorme entre les enseignants et les élèves qu’ils découvrent. Un pré recrutement, au niveau du bac, sur critère social large, avec engagement à servir l’Etat après sa formation, pourrait être un remède à cette sélection clandestine.
Affirmer et soutenir la mission régalienne de l’école et des enseignants. Sans revenir aux « hussards noirs » de la Troisième République, il faut redire le rôle essentiel des enseignants, leur redonner la place au sein d’une société dont le niveau culturel s’est élevé. Le savoir n’est plus une source de respect. Respect qui par ailleurs ne se décrète ni ne se légifère, ce qui rend la tâche d’autant plus ardue.
Quelques pistes pour améliorer ce mal-être :
favoriser le travail d’équipe, pour contrer le phénomène de l’enseignant seul face à sa classe,
former les enseignants aux sciences humaines (pédagogie, socio et psychosociologie, psychologie des différents groupes d’âge), relations avec les parents (en concertation avec les fédérations représentatives de parents d’élèves).
refonder le fonctionnement de l’administration, basée encore aujourd’hui sur les schémas de Jules Ferry : revoir les rôles des inspecteurs, les systèmes de notation professionnelle, etc, en concertation avec les syndicats,
mettre en avant l’apport réel aux élèves, plus que les résultats au bac. (et donc supprimer les classements des meilleurs lycées…).
d’une façon globale, avoir un discours d’Etat cohérent avec ce respect qu’on attend de la Nation, sans flagornerie, mais en affirmant que leur mission est essentielle : la formation de citoyens de demain.
L’école ne s’appartient pas, ses personnels doivent être associés au débat, comme doivent l’être les professionnels (postiers, cheminots, infirmiers), dès lors qu’on réfléchit au sens de leurs mission, mais au delà , c’est la Nation que doit s’emparer du débat et fixer les objectifs à atteindre, si on veut vraiment parler de refonder la République.
Le premier devoir d’un parti politique dans cette optique est de formaliser une méthode qui rende le débat aux citoyens et assure une réelle démocratisation de l’école et de la politique éducative.
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PG 21 : Manifestation le 24 novembre 10h30 devant le rectorat
Posté le 21 novembre 2009 Pas de commentaireAdresse du Parti de Gauche aux enseignants
Le Parti de Gauche s’adresse aux enseignants pour présenter son rapport à l’éducation nationale en cette période de crise sociale, politique, écologique, mais aussi éducative.
Les crises éducatives
Aujourd’hui, l’Education nationale est en crises ; une triple crise de repères, de moyens et de reconnaissance. La crise des repères est venue à la fois des reculs socialistes en temps de gouvernement, de l’abandon de la vision républicaine de l’Ecole jusqu’aux rodomontades de Claude Allègre sur le « mammouth à dégraisser » et de l’offensive libérale menée par la droite destinée à faire de l’éducation un marché comme un autre (abandon de la carte scolaire, transformation des établissements en EPLE, fondation des jardins d’éveil pour ne parler que de l’actualité la plus récente). La crise des moyens est le fait d’une droite idéologue refusant de voir la réalité : le sous-investissement français dans l’éducation, que même une officine peu connue pour sa radicalité alter-mondialiste affirme : l’OCDE. Ces deux crises sont structurées par des politiques européennes faisant fi de la notion de service public d’éducation. La crise de reconnaissance frappe le métier même d’enseignant, du primaire au supérieur ; enseigner devient ringard au temps de la communication et de la segmentation des sociétés en individus.
Face ces crises, il est temps de réagir. C’est ce que vous propose le Parti de Gauche.
En terminer avec les renoncements
Le Parti de Gauche se propose à nouveau de faire de l’école, dans toutes ses dimensions et à tous ses niveaux, un enjeu de la confrontation avec la droite. L’abandon des « réformes » régressives est un préalable à toute politique de rupture dans l’éducation nationale. L’effort doit porter sur la construction d’un Pacte éducatif pour notre pays. Laïcité, égale dignité des formations, cadre national des diplômes, défense des qualifications, égalité territoriale, démocratisation, émancipation des élèves seront au cÅ“ur de ce Pacte.
Renforcer les moyens mis à disposition de l’Ecole
Pas de demi-mesures en la matière : il faut planifier le coût sur plusieurs années du réinvestissement de l’Etat dans l’éducation. Cette planification doit se faire dans la collaboration entre les partenaires du Pacte éducatif, dans le respect des prérogatives et des statuts de chacun.
Mener le combat culturel
La gauche a perdu le combat culturel sur l’éducation comme sur d’autres sujets tant l’imprégnation des thèses néo-libérales est forte. Aujourd’hui, le Parti de Gauche se propose de mener la bataille pour donner des réponses actuelles, fortement ancrées dans les traditions de la gauche, c’est-à -dire du double héritage du combat républicain et des aspirations du mouvement ouvrier. Il faut inventer, sachant que si l’Ecole peut beaucoup elle ne peut pas non plus tout, certainement pas se substituer aux défaillances de la volonté politique. Notre objectif est de favoriser l’émancipation tant individuelle que collective.
Réforme des lycées :
Non ce n’est pas une réforme a minima
Premier objectif : affaiblir l’institutionSous couvert d’apporter un soutien individuel aux lycéens, l’objectif est de réduire de deux heures le nombre d’heures de cours dans chacun des trois niveaux du lycée, car ces heures « n’alourdiront pas les emploi du temps des élèves ». Ce faisant, ce sont les savoirs que l’on racornit une fois encore. Mais la réalité est bien pire : rien ne garantit que ce soutien sera fait par les professeurs, d’autant que les postes sont supprimés par dizaines de milliers. Cela va donc permettre de supprimer à terme un très grand nombre de postes (Descoings proposait « Un accompagnement pédagogique et citoyen par les étudiants en master » …). Comme si le rythme de 15 000 suppressions annuelles de postes ne suffisait pas !
Enfin, le gouvernement butait jusqu’à présent sur le statut des enseignants et n’était pas encore parvenu à annualiser leur temps de travail (qui n’avait pas été touché par l’application des lois Aubry). Le projet de réforme des lycées le permettra, par le biais des stages durant les vacances et les aménagements de programme et d’horaires qui seront laissés pour une part au soin des établissements.
Deuxième objectif : préparer l’ouverture au privé
Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy annonçait la fin de l’orientation scolaire au sein des établissements. C’est sans doute en anticipant la dégradation à venir de l’orientation qu’il souhaite créer des « sas de réorientation ». Pour les élèves souhaitant changer de filière à mi-parcours de la Première, un sas de deux semaines serait organisé pendant les vacances de février. Le manque a priori de cohérence évident de ces mesures ne fait que révéler un petit peu plus la volonté d’externaliser l’orientation et de l’ouvrir au secteur privé.
La même manœuvre se dessine avec la suppression des redoublements grâce à des « stages de remise à niveau ». À la fin de la Seconde et de la Première, les élèves en difficulté suivraient un stage d’un mois (pendant les vacances) animé par des enseignants volontaires (!) dans les matières où ils sont faibles. Le gouvernement cherche une fois encore à créer le manque pour pouvoir faire appel au privé afin de se substituer à l’Ecole publique à laquelle on surajoute des tâches absconses.
Troisième objectif : détruire le cadre national des diplômes
Le bac est une fois encore en ligne de mire. C’est un vieil objectif pour le patronat qui permettrait ensuite de justifier la sélection (ou « orientation musclée ») à l’entrée de l’Université. Il s’agit essentiellement de réduire à peau de chagrin les épreuves nationales anonymes, en développant le contrôle continu (« réviser la nature et le contenu des épreuves du baccalauréat » dit Sarkozy, en commençant par les langues vivantes).
L’objectif est bien pour le gouvernement de casser le caractère national du bac car il est le premier diplôme général qui permette par la suite une reconnaissance en terme de conventions collectives. Il faudra à l’avenir détenir le précieux sésame délivré par un lycée des beaux quartiers pour prétendre continuer dans les voies les plus demandées. Il s’agit là ni plus ni moins d’une volonté d’interdire l’élévation sociale de ceux qui par leur travail et non par leur naissance peuvent prétendre à emprunter le chemin que leurs parents n’ont pas eu la possibilité de suivre.
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